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SaintéLyon 2010

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SaintéLyon 2010

Post by Virgile on Mon Dec 06, 2010 8:15 pm

Chose promise, chose due, un compte-rendu de la SaintéLyon sous la neige...

Il est un peu plus de 19h quand, ayant récupéré mon dossard, je retrouve Nico et Thibault, puis Cédric, dans le hall des expos à St Étienne. Malade en début de semaine et moyennement rétabli, arrivé à Lyon à 2h du matin la veille par la grâce de la SNCF, j'aborde la course moyennement confiant, mais il est trop tard pour reculer. Nous allons chercher notre barquette de pâtes à la Pasta party, qui il faut bien le reconnaître a un goût de trop peu, avant de nous octroyer un dernier repos puis de passer aux préparatifs. J'opte pour un habillement léger (Tshirt chaud + petite polaire et une mini gore-tex dans le sac) en espérant que ce sera suffisant, et nous allons porter nos affaires de rechange aux navettes chargées de les ramener sur Lyon. Vers 23h30, nous nous dirigeons vers la ligne de départ. Serrés les uns contre les autres, il ne fait pas trop froid. Qu'en sera-t-il plus haut, dans la neige?

À minuit, le départ est donné. Les 3 autres arrivent à se faufiler sur la droite, pendant que je m'englue un peu au milieu. Je ne les reverrais plus, il était de toute façon convenu que nous ne ferions pas course ensemble. La situation s'éclaircit un peu après le passage de la banderole de départ et du premier tournant. J'adopte un rythme relativement rapide, histoire de profiter des larges avenues bien dégagées du début.

À la sortie de St Étienne, une enseigne lumineuse affiche minuit et demi, et surtout -8 degrés. C'est froid, mais mon équipement était le bon. Le froid aux mains du départ s'est estompé, et je suis plutôt bien. Arrive ensuite la montée sur Sorbiers, il est difficile de ne pas se laisser porter par les coureurs qui m'entourent, et je poursuis donc à bonne allure, en espérant que le passage en chemin ne provoquera pas trop d'embouteillage.

Ce n'est pas le cas, malgré la neige. Il y a globalement deux traces bien tassées de part et d'autre. Pour doubler, il faut parfois passer sur les côtés ou au milieu, ce qui demande un effort supplémentaire, mais dans l'ensemble ça passe. Globalement, les rangs des coureurs sont un peu plus éclaircis que les années précédentes, ce qui n'est pas plus mal. Les premières descentes dans la neige sont un régal, et si les montées se font maintenant en marchant, tout se passe bien. Le ravitaillement de St Christo arrive sans histoire notable. Là aussi, il y a moins de monde: il est facile de se faire servir à boire et de prendre à manger. Je n'ai cependant pas très faim, probablement un reste de maladie, et je repars assez vite.

De toute façon, il vaut mieux ne pas s'attarder outre mesure: on se refroidit extrêmement vite, et malgré la montée qui vous accueille au départ, il faut un bon moment avant de revenir en température. À la fin de la montée attend le panneau arrivée à 50km. Ça va être long, d'autant plus que les chemins se font moins bien damés sur cette portion, et la progression plus fatigante. Heureusement, c'est aussi là que les ravitos sont les plus proches, avec Moreau qui vient s'intercaler entre St Christo et Ste Catherine. Les bénévoles ont toujours le sourire, et il y a toujours suffisamment peu de monde pour que tout se passe bien. Nous sommes sur la partie vraiment haute du parcours, et on voit bien les lumières de la plaine en dessous, ainsi que la procession des lampes devant et derrière.

La descente sur Ste Catherine sous la neige est très sympa, et avec le départ des relais repoussé à 2h, nous sommes juste entre coureurs du raid individuel, personne pour venir forcer le passage en criant "relais" en guise d'excuse. Au ravito, on voit les premiers abandons enveloppés dans leur couverture de survie.

Là aussi, le départ en montée demande un peu d'énergie pour s'y remettre. Le verglas fait son apparition, et les premières chutes se produisent, avec heureusement un quad de l'organisation à proximité pour les plus graves. Je glisse également une ou deux fois. Ce n'est pas grave en soi, sauf que ces mouvements d'élongation ont un peu tendance à favoriser les crampes. Il va falloir gérer la seconde moitié du parcours avec doigté. Heureusement, le bois d'Arfeuille est essentiellement une longue descente où une technique adéquate suffit pour s'en sortir sans trop de dommage. La remontée sur St Genou s'effectue également sans trop de dommage, mais le redémarrage se fait plus pesant, et il faut commencer à puiser un peu dans les réserves, d'autant plus que la neige oblige à rester concentré.

Et puis, surgis de nulle part, une poignée de spectateurs qui ont allumés des feux au milieu de la neige est là pour nous encourager au point de vue de Rontalon, un bon motif pour relancer encore un peu, après avoir vu le panneau des 30km: maintenant c'est sûr, on tient le bon bout, même si les jambes prétendent le contraire. La longue descente sur Soucieu ne pose pas de problème particulier en dehors des glissades et crampes afférentes.

C'est ensuite reparti pour la traversée du Garon, le panneau des 20km et la remontée courte mais raide et bien pourrie, surtout avec le mélange de neige et de boue qui la compose. Elle a quand même l'avantage qu'on peut y marcher sans honte, alors que j'avais un peu de mal à me motiver pour trottiner sur les portions plates d'avant. Comble de malchance, un coureur que je rattrape dans une portion étroite s'efface pour me laisser passer: il faut relancer un peu, à l'orgueil. Enfin, le panneau Chaponost ne fasse son apparition. Il ne reste plus qu'une descente avant le dernier ravito de Beaunant. Ça commence toutefois par une sorte de sentier fait de marches d'environ 50 cm de haut bien casse gueule, puis on débouche sur une route verglacée à passer avec prudence.

Il ne reste plus qu'à passer la célèbre montée de Ste Foy, ultime épreuve de plus d'un km, particulièrement raide. Ça fait mal, mais à part pour deux relayeurs qui arrivent à la passer en courant, le rythme que je maintiens est plus élevé que celui des coureurs qui m'entourent. Le panneau 10km est juste à la bascule vers Lyon. J'avale le début de la descente en entendant un concurrent dire qu'il y en a qui arrivent encore à courir vite, avant d'entendre sonner 7h au milieu de l'interminable chemin de Fontanières, qui finit quand même par déboucher sur Choulans, d'où on arrive rapidement sur la Saône.

Au débouché du pont Kitchener, c'est le panneau des 5kms. Les quais de Saône sont interminables, avec un vent du sud (donc de face) qui refroidit bien les habits trempés de sueur. J'ai l'impression de ne pas avancer, mais je vais toujours plus vite que les gens qui m'entourent, ce qui n'est pas si mal. Enfin, c'est le confluent, et la remontée sur le pont Pasteur, avant de redescendre sur les berges du Rhône, où un bénevole indique obligeamment qu'il reste à peine 2km. C'est dur, mais on entre bientôt dans le parc qui entoure Gerland, puis le dernier tournant laisse découvrir les 100 derniers mètres avant le palais des sports et l'arche d'arrivée, avec quelques spectateurs venus applaudir pour, une dernière fois, relancer un peu la machine.

La fin est un peu moins sympa: après avoir récupéré le t-shirt finisher, on s'aperçoit que le "mâchon" proposé n'est qu'un ravito un peu amélioré, l'environnement est bruyant, le speaker exhortant à applaudir les arrivants avec un sono à fond, et surtout les sacs de rechange ont été entassés dans un coin, par paquet de 3-400 sans plus de classement. Il faut faire des fouilles entre les 7500-8000 pour retrouver le mien. C'est un peu dommage, autant les bénévoles sur le parcours et en particulier aux ravitos étaient extrêmement gentils et accueillants, autant à l'arrivée on a un peu l'impression d'une certaine pagaille dans l'organisation

Virgile
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Re: SaintéLyon 2010

Post by nicomago on Tue Dec 07, 2010 7:02 am

Petit résumé de ma course "SaintéLyon 2010" le 5 décembre 2010 :
D+ 1300 m, D- 1700 m, distance : 68 km. Objectif : *terminer* la course (pas d'objectif de temps)

Après Virgile, je me lance à mon tour dans un rapide(?) résumé de mes impressions concernant cette SainteLyon 2010, réalisée dans des conditions difficiles avec neige, glace et même pluie sur la fin...

Après 5 bonnes heures de voiture, j'arrive au palais de sports de Lyon avec mes comparses strasbourgeois. Nous sommes 5 (3 très bien affûtés et 2 "touristes" qui viennent découvrir la course). Faisant partie des touristes, je sais bien que la course sera de toute façon difficile. La première étape, à partir de laquelle tout s'enchaîne est l'achat du ticket pour la navette. On décide de se rendre au palais de sports de St-Etienne, à 68 km de l'arrivée où nous sommes déjà, avec l'idée de rejoindre ladite arrivée *à pied*. C'est un peu fou, il faut bien le dire.

L'arrivée à St-Etienne, se fait sans emcombre, malgré un arrêt inopiné sur le chemin suite à la demande de certains coureurs qui s'étaient beaucoup trop hydratés lors de l'attente du bus. Nous sommes sur place vers 17h. 7 heures à patienter avant le départ. On essaie de se caler par téléphone avec Virgile pour se retrouver. L'enregistrement et la récupération des dossards se passent tranquilles. Nous nous installons (façon camping, mais largement moins bien équipé que la plupart des autres concurrents) dans le hall A qui est encore bien vide.

A 19h, pasta party. Comme l'a dit Virgile, un peu légère la barquette de pâtes fournie. Mais bon finalement, je ne suis pas sur que j'aurai été bien pendant la course avec le ventre encore plus rempli. 20h, retour dans le hall A. Et là, je suis au regret de vous annoncer que Dawa Sherpa soi-même était là pour dédicacer photos et livres. Lénaïc doit être dégouté de ne pas être venu.

On alterne les étapes de somnolence et de discussion jusque vers 22h30. Virgile nous donne quelques conseils. Thibault et moi sommes un peu fébriles, mais ça va le faire. On n'arrête pas de se répéter notre slogan "Force et Honneur" pour se motiver. Les sacs sont chargés dans les bus. On boit beaucoup de thé, on récupère quelques pates de fruits... Et voilà qu'il est 23h20, Virgile commence à nous motiver pour qu'on s'installe près du départ.

Après avoir hésité longuement dans la préparation (il est bien connu que je suis suréquipé "à la Guillaume" ;-)), mon équipement de course (mini-guêtres, collant, tee-shirt manches longues, micro-polaire et coupe-vent de la Moins'Hard, bonnet et frontale) s'avère adéquat quand nous sortons.

23h30: nous accèdons à la zone de départ. Nous sommes 4 (Virgile, Thibault, son frère Cédric et moi). Les autres strasbourgeois arriveront un peu plus tard et on ne les verra pas de la course. Nous nous plaçons à environ 20-30m de la ligne de départ. Nous convenons avec Virgile qu'il est évident que nous courerons de manière indépendante. Le départ est donné. Ca part assez vite dans les rues de Saint-Etienne. On adopte un bon rythme, nécessaire pour se tenir au chaud de toute façon.

L'ambiance est sympa, mais il y a vraiment beaucoup de monde et ça part quand même plutôt vite. Rapidement, le frère de Thibault nous lâche (il a l'air en super forme), mais Thibault et moi restons ensembles. On sait qu'on devrait avancer au mental à un moment ou à un autre. On se dit qu'à deux, ce sera plus facile.

Sortie de St-Etienne, -8°C dans la zone commerciale. Ca promet... On commence la montée après Sorbiers. Tout roule, on est bien en montée, les descentes sont super sympas dans la neige. On double même des concurrents en descendant. Visiblement, courir dans la neige n'est pas trop le truc de la plupart des concurrents qui nous entourent.

La course se passe bien et nous arrivons bientôt au premier ravito à St-Christo. C'est la cohue. Il y a énormément de monde. Je vérifie que j'ai encore de l'eau et quelques pates de fruits. Je veux partir au plus vite (j'ai détesté a peu près tous les ravitos qui étaient bondés, i.e. tous sauf les 2 derniers), Thibault récupère quelques vivres et de l'eau. Nous repartons.

Ca monte, ça descend, il y a de la neige. D'un coup, je ne vois plus Thibault (pris de crampes, il a du s'arrêter un peu). Je continue seul en modérant le pas. Je ne cours, ou plutôt trotine que dans les descentes et les plats. Je passe en coup de vent à Moreau (ravito blindé) et me dirige maintenant vers Sainte-Catherine. La descente bouchonne à cause d'une petite partie technique un peu verglacée. Les gros malins du relais arrivent de l'arrière en hurlant "relais" alors que tout le monde est bloqué. Ca ne sera pas la pire descente du parcours, mais elle force à s'arrêter et à casser le rythme en attendant que ça avance. J'arrive finalement à Sainte-Catherine. Il est 04h15. L'objectif était d'atteindre ce ravito avant 06h30 (barrière horaire). Tout se présente plutôt bien. Mais bon, c'est le km 30 (NDLR: en fait le 27 en vérifiant sur la feuille de route) et il en reste 38 (NDLR:en fait 41, heureusement que je ne le sais pas sur le moment) à faire. Je repars rapidement après avoir aperçu Cédric une fraction de seconde en remplissant ma bouteille d'eau.

Après ce ravito, ça devient pénible. Je suis plus avec les potes et autant les 30 premiers km étaient cools, autant là je commence à avoir peur de la distance totale à parcourir. Je décide de modérer l'allure. Résultat : rejoindre le ravito de Saint-Genoux me paraît interminable. La descente technique est complètement verglacée et je galère pour avancer. Les autres participants ne sont pas mieux que moi. Ensuite il y a cette immense combe à parcourir pour traverser bien au fond et remonter de l'autre côté. Ravito 500m: "cool, j'y suis presque". Et là ça me parait interminable. Je refais le plein de victuailles et repart rapidement (< 3 min au point de ravitaillement). Juste le temps de demander où on est. On me dit que c'est le km 34, donc la mi-course. En fait, c'était n'importe quoi (le deuxième épisode plus tard). Peu après avoir quitté le ravitaillement, le panneau "arrivée 30 km" me rassure. La moitié est bien passée depuis un moment. Plus que 30 km, et ce sera l'arrivée. Je suis très en avance sur la barrière horaire, donc je me dis que ça va passer. Mais que je dois être prudent dans mon rythme pour pouvoir finir. C'est l'objectif, je ne suis pas venu pour faire un temps. Mais pour terminer cette course ! Ca descend beaucoup, si c'était dans la neige, ça serait sympa. Mais bon c'est du verglas (sur chemin et sur route). Je n'ose plus courir sur la route de peur de chuter. Les plaques de verglas sont nombreuses, mais très discrètes donc piègeuses. Heureusement le jour approche. Une bonne chute sur les fesses dans un chemin me réveille et me rend de nouveau alerte. La descente se termine tranquillement, mais je réflèchis beaucoup à comment gérer pour terminer la course. La fatigue fait que j'ai mal aux cuisses, mais pas vraiment d'autres problèmes. Juste la fatigue. Je me dis qu'il faut que je me pose un moment quand j'arriverai à Soucieu pour le ravito. En effet, je ne me suis presque jamais arrêté depuis le départ (trop de monde aux ravitos) et puis en dehors de ça, il fait trop froid pour s'arrêter ne serait-ce qu'une minute sur le chemin.

Enfin j'arrive au ravito de Soucieu. Première chose, je demande l'heure 8h00 et je compare tout de suite avec la barrière-horaire (10h50). Ca veut dire qu'il suffit d'avoir l'énergie de terminer, je n'aurai pas de problème de délai, même si je me traîne jusqu'à l'arrivée. Je vais pour prendre un petit peu de bouffe et là: je vois Thibault qui arrive à l'instant et son frère qui est là depuis un petit moment. Je suis super content de les voir et me réjouis à l'idée de pouvoir continuer avec au moins quelqu'un. Le frère de Thibault nous dit qu'il a très mal aux genoux et quand on lui dit que nous aussi on est explosés, il pose la question : "qu'est-ce qu'on fait alors ?" avec l'idée d'arrêter. Lui décide d'abandonner la course et de se faire rapatrier à Lyon par l'organisation (il n'est pas le seul d'ailleurs). Thibault et moi repartons avec l'idée de terminer ensemble, en marchant. C'est le seul moyen pour tenir le coup jusqu'à Lyon. On mettra 2h30 pour rejoindre le prochain ravito (Beaunant).

Ca demarre pourtant bien. Ca descend légèrement. On croise des chevaux dans un parc. On se dit qu'on pourrait rentrer à Lyon à cheval... Finalement, on continue. On arrive sur une descente encore gelée, un petit pont à travers (tous les deux nous manquons de peu de nous casser une jambe sur le verglas d'une marche du pont), une montée dans la boue... On arrive vers des maisons. Un rond-point, un signaleur... On demande avec envie où se trouve le prochain ravito, il signale "environ 400 m". Je suis super content, enfin le ravito est là. Fausse nouvelle, soit il n'a pas compris la question, soit il ne savait pas et a dit n'importe quoi. On fera environ 3-4 km avant d'y arriver (c'était le deuxième épisode des mauvaises nouvelles pour ceux qui ont suivi). On entre ensuite dans un parc, on longe un lac gelé et encore une descente... Finalement voici la descente dite technique avec les hautes marches de 50 cm (la seule qui me convienne en fait, car très typé montagne et en fait peu glissante). Encore quelques montées et descentes et nous voilà au dernier ravito de la course. Cette section nous a paru interminable. Avec Thibault, nous décidons de nous accorder un quart d'heure de pause pour manger, boire et s'asseoir un peu.

On redémarre. Thibault a du mal à se motiver, pense un instant à abandonner. Pour moi, il n'est pas question de ne pas repartir de ce ravito. J'ai avancé de ravito en ravito jusque là. Et pour moi, partir du ravito veut dire que j'arriverai au suivant (donc à l'arrivée). Il reste 11km à faire. Nous repartons. Pour une raison complètement inconnue, je pète la forme dans la montée et je suis plein d'enthousiasme. Je calme le pas pour rester avec Thibault (je sais qu'il faut qu'on reste ensemble pour terminer). La montée est cool, mais c'est la distance qui me fait peur. Il reste 10 km et on est presque à Lyon. Ca veut dire que ça va être long sans plus d'objectif comme "arriver à Lyon". Enfin la descente commence... doucement mais sûrement. Je dis à Thibault: "au moins on aura marché de St-Etienne jusqu'à Lyon", sous-entendu même si on ne finit pas. On essaie de deviner où on va descendre. D'autres coureurs parlent de Bellecour, nous on espère que ce sera Perrache et qu'on terminera vite.

Arrivés en bas de Choulans, la déception : il reste 5km avant l'arrivée. On sait que l'on finira, mais il faut les faire quand même ces 5 km interminables. Les bords de Saône n'ont pas été vraiment déneigés. La neige a fondu partiellement et a regelé. C'est casse-gueule, surtout que la confiance dans les appuis est faible. J'en ai marre d'évoluer sur du terrain pourri. En plus il se met à tomber de la pluie glacée pour améliorer encore les conditions... Nous voyons les coureurs devant nous (plus personne ne court d'ailleurs) et comprenons qu'il faudra aller jusqu'au confluent avant de rebrousser chemin sur le quai de Rhône, jusqu'au pont Pasteur. Thibault, qui a modéré l'allure jusqu'au confluent pour m'attendre sur les quais de Saône, prend son rythme normal pour terminer plus facile. Il s'éloigne un peu devant, mais reste toujours en point de mire. J'arrive finalement au pied du pont Pasteur (monter les quelques marches est horrible). Je ne fonctionne qu'au mental. J'ai envie d'arrêter tellement j'ai mal aux jambes, mais je pense à l'arrivée, au tee-shirt finisher, à notre slogan de touristes "Force et Honneur"... Un gars qui fait son footing du dimanche fait une centaine de mètres avec moi, m'explique que j'y suis presque, que c'est très fort ce que j'ai fait. Je double quelques autres participants à l'agonie aussi. Le dernier km est pénible (pas d'indications de la distance restante et terrain boueux ou gelé, au choix). Finalement, à 300 ou 400 mètres de l'arrivée, Vincent vient à ma rencontre, m'encourage et me dit que c'est toujours bien de finir en courrant. Je n'y crois pas trop. Je n'ai pas courru depuis Soucieu et j'ai l'impression que si je cours, mes muscles vont exploser sur place. J'essaie. Et ça marche (ou ça court plutôt)... Je trottine d'un bon pas vers l'arrivée, ce qui me permet de dépasser 4 ou 5 autres courreurs. Je passe l'arche d'arrivée. C'est fini !! J'ai fait la SainteLyon. Et à vue s'il vous plaît, ça compte pour un grimpeur. Allez d'accord, j'avoue que j'ai été un peu flashé, on m'avait parlé des principales difficultés.

Le plus étonnant, c'est que je ne suis pas détruit. J'avais bien (très) mal aux jambes hier dimanche. Aujourd'hui lundi, je les sentais encore bien. Mais j'ai pu refaire du vélo tranquillement ce lundi soir. On verra demain si ça va toujours bien. Au fait, c'est quoi la prochaine course ? Après m'être juré pendant la moitié du parcours de ne plus recommencer, j'ai déjà envie de tenter un autre challenge. Virgile suggère le grand raid raid 73 en mai. Des amateurs pour se joindre au groupe "touristes" que je pense fonder ???

PS: J'ai mis 12h43 pour faire la course. Le premier (Scratch et aussi SEH) a mis 05h18. Il n'a même pas vu le lever de soleil...




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Re: SaintéLyon 2010

Post by calimeuhro on Tue Dec 07, 2010 9:01 am

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Re: SaintéLyon 2010

Post by S on Tue Dec 07, 2010 9:33 am

On peux t'organiser un Monaco-Antibes de nuit si tu veux. Par contre on te ne garantie pas la neige Very Happy
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Re: SaintéLyon 2010

Post by LudoH on Tue Dec 07, 2010 9:55 am

Ben non maintenant ca serait un Sophia antibes ducoup (mais ca n empeche pas de passer par Nice, c'est sur la route Smile pour avoir la neige on peut passer par greo les neiges du coup Smile )
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Re: SaintéLyon 2010

Post by S on Tue Dec 07, 2010 10:13 am

On part en direction du nord pour aller vers le sud... ok, tout va bien Very Happy
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Re: SaintéLyon 2010

Post by LudoH on Tue Dec 07, 2010 1:03 pm

Bravo a vous 2 pour votre course et votre CR,

bienvenu a Nico dans la familles des ultracoureurs,

Merci pour ces CRs pleins d'emotion, en particulier le final de Nicomagaud, je reconnais bien les fins de courses difficiles dans ces dernieres lignes

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Re: SaintéLyon 2010

Post by calimeuhro on Tue Dec 07, 2010 3:27 pm

Ben Nico propose un petit tour par Monaco et Toulon jeudi midi
est ce bien raisonnable
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Re: SaintéLyon 2010

Post by MarBre on Wed Dec 08, 2010 8:46 am

Merci Virgile et Nico pour vos recits poignants... qui donnent un avant-gout de ce que peut-etre je ferais un jour dans un tres lointain futur si je continue mes "entrainements" ...
En plus de la bonne forme physique, le mental joue vraiment et quand on y pense avec du recul, c'est tout simplement enorme ce que vous avez realise, d'autant plus que les conditions n'etaient pas forcement au top.
Merci de nous avoir fait partager vos sensations Smile
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Re: SaintéLyon 2010

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