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UT4M 2013

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Re: UT4M 2013

Post by LudoH on Tue Aug 27, 2013 1:58 pm

Le problème c'est qu'il y a pas beaucoup de fruits dans la foret de cabris, et onb ne va tout de meme pas les acheter !

Bon on sucera des pommes de pins alors Sad

Je sens que je vais etre tout seul a mon pique nique ...
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Re: UT4M 2013

Post by Гюм on Tue Aug 27, 2013 1:59 pm

C'est du second degré, enfin mon message Smile

L'UTMB je n'ai aucune chance, l'USMB je peux faire quelque chose.
Après leurs revendications, je ne suis pas allé voir leur site web. 

Ils sont si extrémistes que ça Question 
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Re: UT4M 2013

Post by LudoH on Tue Aug 27, 2013 2:04 pm

Un "pti" CR, bon courage aux ultra-lecteurs

5h20 a Grenoble, sur la bande d'herbe du tram. Je me sens un peu observateur, je trouve que ca part vite, je sens les tensions autour de moi de ces coureurs qui partent pour une épreuve difficile, mais ne veulent pas perdre de temps ...  Je me laisse doubler puis finit par me trouver dans un groupe raisonnable. Moi je sais pas quoi en penser, je sens une pression différente de d'habitude: des soucis de santé et un manque d'entrainement font que je me sens moyennement prêt, mais je vais tenir ce que je peux; objectif numéro 1, arriver a Rioupéroux, et surtout se faire plaisir.

7h15 au Tremplin: C'est monté super-vite, les gens autour de moi courent sur les faux plats montants ... arriveront ils simplement a courir sur le plat a la fin?
Malgré notre avance générale, je ne m'arrête pas au ravito, mais j'attrape un petit-dej et je monte tranquille au Moucherotte, je fais des petites pauses, je laisse les gens me doubler en prenant des photos: on a le temps, no stress!

10h07 au col de l'Arc: Je suis en compagnie du coureur espoir et d'un autre gars, je les croiserai souvent, on discute et s'encourage sur une bonne partie du parcours même si ils descendent plus vite. J'ai fait une bonne pause au dernier ravito, j'ai rempli ma poche à eau qui était vide! J'ai bien mangé et me suis mis de la crème ... j'ai juste oublié de déposer le vêtement de  pluie que l'on a ramassé au Moucherotte, je le laisserai à Vif, je me le suis trimbalé pendant plus de 20 bornes! Dans la descente je calme le jeu, marche vite pour la plupart du temps, et tiens compagnie à une relayeuse qui s'est tordu la cheville, arrivée sur la route elle part en courant ... moi je me contente de trottiner.

12h30 au ravito de Vif: Il faut vraiment que je remplisse mieux ma poche à eau: je l'ai encore vidée à 3km du ravito. Il fait vraiment très chaud. Je m'inquiète pour les autres coureurs: j'en ai déjà vu plusieurs coincer dans la dernière montée, et on a à peine fait 40km, comment vont ils finir?
Je repars avec un sandwich au chocolat, j'appelle ma chérie pour lui donner des nouvelles.

13h montée au col de la Chal: le dos commence à tirer, j'ai faim et je commence à fatiguer, mais je tiens bon; une petite pause au col et ça repart. D'ailleurs j'ai plutôt tendance à doubler mes voisins soloistes qui ont l'air de craquer un peu plus que moi.

15h15 Laffrey: Bonne nouvelle! Céline est venue me voir au ravito. Je lui raconte que je gère bien, que je vais vite et que le dos commence à tirer mais je gère. Je m'assois pour manger à l'ombre, ça fait du bien de se poser; Céline m'accompagne sur 500m. Je repars avec les batteries physiques et mentales rechargées à bloc! En plus ça monte, et j'aime bien les montées! (il paraitrait qu'il y en a encore quelques unes au menu, miam miam!)

17h40  a la Morte: Je fais un ravito eclair après avoir discuté avec un Cannois dans la descente, j'ai toujours beaucoup d'avance sur mon planning, tant que je gère le mal de dos, tout va bien. Je repars avec mon jeune espoir et on papote un bon moment, ça fait du bien ... puis il me lâche pour monter à son rythme ... à part lui, je doublerai d'autres coureurs dans cette montée.
La montée à la Baisse de la Vache est raide et longue, ça envoie grave! Il s'agit de tenir jusqu'en haut avant de se poser un peu. 1h40 pour 1000m de D+: encore correct après 5000m de D+.

21h su la piste après le lac de poursoulet: J'ai le moral dans les chaussettes: je viens d'allumer ma frontale en partant du précédent ravito qui était très bien pourtant, avec des bénévoles hyper sympas. Je suis encore loin de Riouperoux, il reste une remontée sur piste de 300m de D+, et une descente que tout le monde me dit technique ... ça va mettre un temps fou! Au début de la descente j'appelle ma chérie, je lui dis que ça va êter long mais que pour l'instant ça va. La piste est passée assez vite et cette première partie de descente est raide mais a été bien nettoyée ça avance bien, on discute un peu. Je raccroche et rattrape des coureurs avant que le chemin devienne "enfin" cassant avec des pierres qui roulent un peu partout ... la fin de la descente est longue et pénible.

Minuit, montée de l'Arselle: A Rioupéroux quand les  ne sont pas sages les parents les menacent de les envoyer à l'Arselle; je pense qu'il y a beaucoup d'enfants sages...
Après avoir mangé, m'être changé et reposé, je suis reparti de Rioupéroux en me rendant compte que mon dos commençait à trinquer mais je me suis dit que je m'arrêterai de temps en temps. ERREUR! On ne s'arrête pas dans la montée de l'Arselle, le replat n'existe pas ici, ceux qui veulent se reposer viennent avec un baudrier et se vachent au câble qui marque le milieu de la montée, juste avant les petites dalles où il faut s'aider un peu des mains. Depuis le début de la course je gère mes problèmes de dos en me tenant bien droit, avec les épaules un peu en arrière, spécialement dans les montées et quand je cours. Ici pas question de faire cela, on subit la montée et le corps adopte l'angle qu'il peut. Je détruis mon dos. Je croise 4 trailers qui redescendent dans cette montée ... ça ne va pas me rassurer, mais je continue! je tiens! Quand on est un Ludo et on a un moral en acier trempé on ne se laisse pas avoir par un conte qui a été inventé pour effrayer les enfants, on MONTE (au ralenti certes, mais surtout on ne s'arrête pas, on avance)!!!
1h40 pour monter à l'Arselle (950m), c'est encore relativement honnête mais je n'arrive pas en haut au mieux de ma forme, ni physique, ni morale.

4h15, les pieds dans un marécage sur le parcours de repli: On n'a pas eu le droit de monter en haut de Belledonne à cause des risques d'orage, à la place un parcours de repli moins dénivelant et moins long mais très éprouvant, et moins bien tracé qu'un sentier de montagne. Au ravito de Chamrousse je me suis assoupi 2 minutes, et je sais pas pourquoi je suis reparti, mais je suis pas reparti très frais. IL y a une règle pour ne pas perdre de temps en trail: toujours manger, s'étirer, dormir ou avancer; comme je n'arrivais pas a faire les premières activités je suis reparti dans le froid et la fatigue.
Après le marécages et les descentes raides et cassante arrive une montée interminable. Je ne sais pas où on monte, mais à chaque virage, j'espère que la montée va se calmer, puis je vois une balise, pas très loin car ce trail est très bien balisé, mais beaucoup plus haut; je me résigne et j'avance.

6:30 Arrivé à Freydières. Je me suis pris les pieds dans toutes les racines du chemin, et en sous bois ¸a fait beaucoup! Il faut dire que c'est difficile de marcher les yeux fermés. Je rentre dans le ravito, vise un lit au fond de la tente et écrase pendant 40 minutes. Je me réveille, j'ai froid, je tremble! Je bois un grand verre d'eau chaude et repars.

9:45 un pont sur l'Isère: J'ai fait la descente avec Bruno, on a bien papoté, ça m'a fait du bien, on s'éloigne parfois un peu mais on a un rythme proche; il ne peut plus courir, moi j'ai tellement mal au dos et maintenant aux pieds, que j'ai du mal a maintenir quelque chose qui ressemble à un rythme. Bonnant mallant, nous sommes arrivés à cette deuxième base vie. Merci Bruno!

10:05 St Nazaire, base de vie numéro 2. J'arrive à la base de vie, je ne vaux plus rien, je mange difficilement mes pâtes et ma soupe. Je ne me vois pas repartir: trop mal aux pieds, mais surtout trop mal au dos (l'espace entre mes homoplates n'est que douleur, mes nerfs trinquent, ça picote dans tous le dos) ... putain, j'ai fait 120km et un dénivelé qui doit approcher les 8000m, on ne montera pas à Chamechaude, la Chartreuse ne sera pas si difficile que ça, je suis un peu perdu, je ne sais pas ce que je veux.
Puis les choses s'éclaircissent: non Ludo tu ne t'arrêtes pas, en tous cas pas maintenant, tu te poses et tu vois. A ce point, ma course sera sauvée par 2 masseuses et un podologue qui vont me remettre d'aplomb, et me voila reparti! J'ai plus trop mal au dos, et les pieds vont bien!!! Chapo aux masseuses!
Bruno est reparti avec Raymond (solidarité du team raidlight), ils m'ont cherché pendant que je me faisais masser. Moi je repars au milieu des coureurs du 90km, ils ont la forme eux!

12:12 Il faut fêter ça, je descends une crème de marron! ("Obélix, me dis pas que tu as encore faim")

12:40 Ca y est, le ciel me tombe sur la tête!!! grêle et éclairs, je mets polaire et veste de pluie, et continue la longue montée au col de la Faita. Petit à petit la douleur au dos revient, mais bon j'ai pu avancer un peu. Cette montée ne me déplait pas: interminable, mais pas trop raide, ou pas en continu; je tiens mon rythme et pense à autre chose.

13:50 les pieds dans la flotte en train d'essayer de récupérer la moitié inférieure de mon bâton figée dans la boue. J'aime la chartreuse, mais je la préfère en bouteille, ou au moins par beau temps. Je n'ai plus la lucidité qui me permettrait de traverser ces flaques de boue a vitesse raisonnable, je me retrouve souvent perdu au milieu de la flaque sans avoir anticipé le reste de la traversée, mon dos tire de plus en plus. Après les flaques vient une épreuve nouvelle: la remontée de la pente de boue; la technique: en équilibre sur les bâtons tu as le droit à une femtoseconde d'adhérence sur chaque pied pour avancer à nouveau les bâtons; si tu tombes, c'est la glissade sur une dizaine de mètres et la fin du trail.

14:30 toujours vivant mais à l'intérieur du nuage. Cette fois le ciel est vraiment tombé sur ma tête. Je n'en vois plus la fin de cette remontée au Habert de Chamechaude, d'ailleurs je ne vois pas à 10 mètres non plus!

15:40 Assis dans la boue en dessous du Bachasson. Cette fois j'ai vraiment trop mal au dos, cela tourne à la dépression nerveuse, je chiale de douleur; il y a 10 minutes je chialais d'émotion en lisant les SMS d'encouragement de ma chérie et de Céline, j'ai des picottements douloureux dans tout le dos. Je me décide enfin à prendre un dafalgan ... dur d'avaler un gros cachet avec la pipette, mais quand on veut on peut, c'est ce qu'on apprend en ultra!!!

17:00 au Sappey en Chartreuse: Ca va mieux depuis le Dafalgan, le mal-être et les douleurs sont devenus supportables, je vais finir. Je fais un ravito éclair; la descente a été longue, mais j'ai bien compris que j'avais repris du moral quand j'ai vu les coureurs qui avaient eu droit à un raccourci depuis le habert de Chamechaude, savoir qu'ils avaient échappés à cette longue portion peu intéressante ne m'a rien fait, le moral d'acier est revenu.
Je me surprends en train d'attaquer dans la montée au fort du St eynard 40 min pour 320m, ça va!
Descente en marche hyper-rapide et ravito-éclair au col de Vence "vous voulez quelque-chose? me demande la bénévole ... Oui repartir!"
Pour fêter ça je papote avec une féminine du 90 dans la dernière montée.

Environ 20h40 au pied de la Bastille: Oh joie! Céline m'attends pour m'accompagner en vélo pour les 4km dans Grenoble, ça remonte mon moral, je suis a bloc! Le mal de dos disparait même momentanément! Je cours vite! Céline m'ouvre la route, je suis heureux de recroiser Bruno à 1km de la fin; malheureusement il ne court toujours pas, et là je n'ai plus du tout envie de marcher, on se reverra! Je termine en 40h! (et 15 secs) plus 4h45 de pénalité du aux parcours de repli, mais je retiens 40h.

22h30 chez Céline: Je suis obligé de raccrocher en urgence de mon coup de fil avec ma chérie, je sens un début de malaise vagal arriver; je passerai une soirée de merde, j'arrive tout de même à manger un peu de pizza et à prendre une douche. Le lendemain tout va beaucoup mieux, même si j'ai encore bien mal au dos.

Ce que je n'ai pas (assez) dit dans ce CR:
- Les bénévoles étaient vraiment hyper-sympas, les ravitos très complets
- Le balisage était EXCEPTIONNEL, impossible de se perdre sur l'ut4m, les seules hésitations étaient dans les village et autour de la Bastille mais il y avait toujours quelqu'un dans le coin pour nous indiquer la direction. CHAPO!!!
- Donc un grand merci aux bénévoles, à Céline pour l'accueil et le soutien, aux coureurs croisés pendant la course (Bruno, Eddy, et tant d'autres dont je me souviens plus le nom), et bien sur à ma chérie pour son soutien permanent (alors qu'elle essaye de terminer une épreuve bien plus difficile qu'un ultra trail ...)
- Surtout: n'allez pas à l'UT4M si vous aimez les petits chemins roulants, vous seriez déçus!
- Sur la carte IGN je calcule 10400m de D+ malgré les deux raccourcis dûs à la météo, le grand parcours devait frôler les 12000m!!!
- Au bilan, j'ai tenu l'objectif 1 et me suis fait plaisir jusqu'à Rioupéroux, après ... moins
- J'avais prédit avec Bruno plus de 50% d'abandon ... on est 196 à finir sur 437 partants!
- Si quelqu'un lit ce CR et pense avoir une solution pour mes problèmes de dos, je suis preneur (bien sûr j'ai déjà vu de nombreux ostéos)

BRAVO a TOUS les FINISHERS !!!! l'UT4M c'est une COURSE DE MALADES!!!
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Re: UT4M 2013

Post by LudoH on Tue Aug 27, 2013 2:24 pm

Juste un extrait du site de l usmb, le point culminant selon moi ... aller s'attaquer aux organisateurs et aux coureurs, a la rigueur pourquoi pas, mais aux benevoles je dois dire que je ne peux pas cautionner

On peut y rajouter 1650 bénévoles (en 2009) qui soumettent gratuitement et servilement leur temps et leur savoir pour faire de l’événement une ‘’merveilleuse réussite’’ et pour que des plus intéressés qu’eux en récupèrent le profit financier et médiatique.
Vive le trail de Cipieres!!! Smile
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Re: UT4M 2013

Post by Virgile on Tue Aug 27, 2013 2:25 pm

Гюм wrote:C'est du second degré, enfin mon message Smile
J'avais compris, rassure-toi Razz 


L'UTMB je n'ai aucune chance, l'USMB je peux faire quelque chose.
Après leurs revendications, je ne suis pas allé voir leur site web. 

Ils sont si extrémistes que ça Question 
Ben déjà, j'avoue que le ton du blog m'avait un peu énervé, avec ses petites allusions de gars au-dessus de tous ces blaireaux de base qui se laissent avoir par les méchants organisateurs. Sur l'ultra-sieste

le collectif Ultra-Sieste propose aujourd’hui d’arrêter de courir comme le préalable à l’idéal commun d’une planète vivable pour tous sans considération des capacités de chacun à dominer les autres par des moyens physiques, financiers ou politiques.
Et vu le reste du site, ça n'a pas l'air d'une parodie à la gorafi, ils sont ultra-sérieux.

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Re: UT4M 2013

Post by Virgile on Tue Aug 27, 2013 3:05 pm

LudoH wrote:Juste un extrait du site de l usmb, le point culminant selon moi ... aller s'attaquer aux organisateurs et aux coureurs, a la rigueur pourquoi pas, mais aux benevoles je dois dire que je ne peux pas cautionner
Oui effectivement, j'avais pas vu ça, mais faut reconnaître que c'est du lourd.

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Re: UT4M 2013

Post by LudoH on Thu Aug 29, 2013 8:26 am

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Re: UT4M 2013

Post by Virgile on Thu Aug 29, 2013 10:24 pm

Allez hop, mon résumé à moi:

Il est 4h15 quand nous nous levons dans l'appartement prêté par Céline. Le temps de s'habiller et d'avaler un rapide petit-déjeuner fini sur la route, et nous
gagnons l'aire de départ de cet UT4M, mon seul grand trail de l'année depuis le racourcissement du Grand Raid du Queyras à cause de la neige. Du coup je sais pas très bien où j'en suis, avec comme souvent avant les courses des petits soucis digestifs. Enfin bon, de toute façon il est trop tard pour se poser des questions. Avec quelques minutes de retard, le départ est enfin donné dans le parc Paul Mistral vers 5h du matin. Ça piétine un peu dans les premiers mètres, mais rapidement le rythme devient soutenu. J'y vais calmement mais sûrement et perd Ludo assez vite, d'autant plus qu'on avait pas parlé de courir ensemble.

Je commence à marcher dès la première montée, conscient qu'il y en aura d'autres. À un bon rythme, nous nous élevons vers le Vercors, pour déboucher de la forêt aux premières lueurs de l'aube. Bientôt, c'est St-Nizier de Moucherotte, son tremplin au haut duquel nous attendent de nombreux spectateurs et leurs encouragements (alors qu'il n'est que 7h), et le premier ravitaillement, auquel je ne m'attarde guère. Ensuite, c'est la montée au Moucherotte à proprement parler, bien raide mais sans problème particulier, et avec une vue magnifique.

Commence alors un parcours un peu sous la crête, à peine troublé par la rave de Lans-en-Vercors, qui à coups de montées raides et de descentes techniques nous amène au deuxième ravitaillement, celui de la première barrière horaire. J'y passe vers 8h45 alors qu'on a jusqu'à 10h45, et qu'il s'agissait a priori de la barrière la plus tendue. Ça part sur de bonnes bases, d'autant plus que pour l'instant le corps répond plutôt bien. Nous remontons sur le col de l'Arc
(encore un beau panorama) pour basculer dans la descente qui nous fera quitter le Vercors. Je m'offre le plaisir de la jouer vite, même si un petit échauffement au talon m'incite à la prudence. Une fois dans la vallée, il reste une petite mais raide bosse pour gagner le ravitaillement de Vif.

Après, transition vers Saint-Georges de Commier. Nous avons droit à une voie neutralisée sur une départementale, mais les automobilistes ne semblent pas trop nous en vouloir. Après Saint-Georges, nouvelle montée. Je me fais pas mal doubler, mais je finis par comprendre qu'il s'agit de relayeurs, qui viennent donc de Vif et vont à Rioupéroux. En attendant, petite fringale: je sais qu'il faudrait que je mange, mais je n'ai pas d'appétit. Je finis par me forcer à avaler une pâte d'amande qui me permet de relancer la machine, mais ce n'est pas forcément de bon augure vu ce qu'il reste. Un relayeur qui passe à ce moment m'assure pourtant que si je tiens ce rythme, je n'ai pas à craindre de me faire doubler par les solos qu'il a dépassé avant moi. C'est plutôt réconfortant, et j'arrive à Laffrey sans plus d'histoire.

Après le ravito, on passe au ras de la plage du lac de Laffrey, à l'heure du pique-nique. Les vacanciers présents ne se font pas prier pour applaudir, et je cours un peu pour la peine. Pas longtemps, la montée à La Morte attend, et elle est pas là pour rigoler. Point positif, la fringale est oubliée, et  j'avance d'un bon pas, doublant au passage un suédois de Göteborg. L'arrivée sur La Morte se fait encore avec des spectateurs, et le ravito est dans un chalet en dur, où on peut facilement s'asseoir, ce qui n'est pas complètement du luxe à un moment où les jambes commencent à tirer un peu.

Pas question de s'endormir pourtant. Il reste la plus grosse montée du Taillefer, jusqu'aux lacs Brouffier, dans une combe magnifique. On voit d'autant mieux l'itinéraire en lacets qu'il y a des concurrents un peu partout. Très beau panorama une fois en haut, avant une redescente courte et technique sur le lac, petite soupe offerte par les secouristes en poste juste au-dessus, puis de nouveau une descente assez technique et la route qui mène au ravitaillement du lac du Poursollet, magnifique dans son écrin de montagnes. En face, on voit bien Chamrousse, et aussi que la face pour y monter est bien raide et bien longue. Belledonne ne va pas être une partie de plaisir.

En attendant, il faut finir le Taillefer. La descente jusqu'à Rioupéroux est un peu technique, mais je la négocie assez vite, malgré quelques échauffements et des jambes qui tirent un peu. Une fois au village, je m'aperçois que le ravitaillement est plus loin: il faut courir un petit moment sur la route, descendre traverser la rivière, puis remonter un petit peu après le pont, mais on finit par y arriver.

J'arrive à la base vie au milieu des relayeurs, et la présence d'un coureur solo, le 16ème à passer, produit son petit effet. Je m'octroie une bonne pause, change de chaussettes et de t-shirt, au grand dam d'une accompagnatrice du coureur solo qui est arrivé un peu après moi comme à chaque ravitaillement ou presque, qui craint de perdre le repère du coureur vert arrivant juste avant.

Le départ de Rioupéroux est dur: on attaque cash une montée bien raide. Rapidement, la frontale est de rigueur, et j'en profite pour passer ma polaire, la nuit va être fraîche en altitude. Sur le haut de la montée, les accompagnateurs ont installés des cordes fixes, le passage est effectivement un peu délicat. Je m'accorde une petite pause bouffe sur le plateau d'Arselle, avant de repartir avec un relayeur, sur un terrain toujours technique, vers la crête de la croix de Chamrousse, et son ravitaillement qui marque la fin de la plus grosse montée de Belledonne.

Je redescend la piste de ski avant d'entamer le chemin rocailleux qui mène au refuge de la Pra. La lune se reflète dans les lacs en dessous du refuge, la nuit est claire et malgré la fatigue le moment est plutôt sympa. Après, le refuge, la montée au grand Colon est sans concession, mais moins longue qu'Arselle, et on découvre en bas les lumières de Grenoble et du Grésivaudan. Le début de la descente est très technique, comme annoncé, mais je tiens un bon rythme et arrive à un chalet à côté duquel brûle un beau feu, qui marque le début d'une jolie descente en lacet à travers les conifère, sur un sol très doux et très agréable. On rejoint ensuite une piste pleine de cailloux, moins bien pour muscles et articulations, mais qui permet quand même d'enchaîner. Puis c'est la route, et alors que je commençais à me demander si je l'avais pas raté, le ravitaillement de Freydières au détour d'un tournant.

On arrive dans des endroits plus civilisés, avec de la route ou des grosses pistes. Je cours jusqu'à la plaine, où j'adopte une marche rapide, jusqu'à la
grosse lampe Petzl qui marque la base-vie de St Nazaire. Ah bah non, c'est juste pour traverser la grande route (pas trop fréquentée à 4h du matin), le
ravito, il suffit de tourner droite et de monter jusqu'au village. Un joli village, d'ailleurs pour être sûr qu'on en profite bien, l'itinéraire en fait tout le tour avant de nous laisser à la salle polyvalente où se trouve le ravitaillement. Il y a moins de monde qu'à Rioupéroux, mais j'ai quand même droit aux félicitations des relayeurs qui se restaurent avec moi avant eux d'aller se coucher. Je change encore de t-shirt, mais repars avec ma polaire.

C'est une erreur: dans la montée vers le col de la Faita, je sue à grosses gouttes, et quand je me décide à enlever polaire et frontale, les frottements
du sac et du t-shirt mouillé m'ont bien entamé les hanches. La fin du parcours va être pénible à chaque fois que je reprends la course, mais bon, c'est un
peu tard pour se plaindre. Entretemps, j'ai repassé le coureur avec qui nous faisons du yo-yo, qui s'était arrêté beaucoup moins longtemps que moi à la base vie, mais qui a des soucis digestifs. C'est la dernière fois que je le verrai avant la remise des prix le dimanche matin. La montée au col, après un départ costaud, monte tranquillement en lacets. Un peu trop tranquillement même, j'aimerais bien en voir la fin, mais ce sous-bois semble interminable. Et puis bon, le joli petit carré de pelouse du col arrive enfin, puis un bout de piste, et un bon bain de boue dont je me serais bien passé, mais on fait pas toujours ce qu'on veut dans la vie. Il reste une courte montée avant le Habert de Chamechaude. Les jambes tirent vraiment, mais dans l'ensemble ça va, on m'a annoncé 13ème à St-Nazaire, si je pouvais terminer vers la 10ème place, ça serait vraiment bien, sinon il n'y a plus trop d'inquiétude pour la fin du parcours.

Au ravitaillement du Habert, deux bonnes nouvelles: je suis 10ème (probablement des coureurs restés dormir à la base vie), et la montée à Chamechaude est fermée à cause des risques d'orage, pourtant peu apparents à ce moment. Comme le fait remarquer un bénévole, les coureurs solo n'ont effectivement pas l'air de trop le regretter. Dès lors, le tronçon suivant est assez tranquille, mais un peu long sur des pistes qui montent et descendent, et avec une première redescente sur le Sappey avant de remonter un peu pour mieux redescendre sur le ravitaillement. Là, ça sent vraiment bon. La montée au St Eynard commence gentiment en prenant la montagne de flanc, avant un final assez raide mais plutôt court, et un très beau panorama sur Grenoble et le Vercors. Redescente en courant, malgré les échauffements, sous les bravos de deux marcheurs arrivant en sens inverse, et voilà le dernier ravitaillement au col de Vence. J'avale la petite remontée du Rachais, et il ne reste plus que de la descente.

Oui, mais sous l'orage, ou plutôt une grosse pluie et quelques coups de tonnerre dans le lointain. C'est quand même suffisamment dru pour que je sorte la
gore-tex, juste avant de me faire doubler par trois VTTistes. Sauf que les pierres mouillées, ça glisse: j'en retrouve un dans le fossé assez vite. Plus de peur que de mal, mais il repart à pied et me laisse passer. Ses collègues l'attendent plus bas et me repasseront un peu plus loin. La pluie finit par s'arrêter, et je range la gore-tex. Le sentier fait place à une piste, et très vite, c'est la Bastille. Je commence la descente sous les yeux de promeneurs souvent surpris. À mi-descente, un petit coup de fil à Céline pour lui dire que j'arrive, mais elle m'attend déjà au pied de la Bastille avec son vélo. Je finis la descente, et nous finissons le parcours ensemble. J'opte pour une marche-course soutenue, je n'ai pas les jambes pour courir tout du long. Le trajet le long de l'Isère est très sympathique, et rapidement voici la dernière traversée de route, et le parc Mistral. Je me fais doubler par un relayeur qui finit entouré de ses coéquipiers, et arrive à son tour devant une tribune où quelques spectateurs m'encouragent pour les derniers mètres, et c'est l'arrivée.

Je ne m'attarde pas dans la halle d'arrivée: Céline m'a fait miroiter sa baignoire, avant une bonne sieste. En début de soirée, il est temps de songer à accueillir Ludo: Céline repart au pied de la Bastille à vélo, je traîne mes courbatures sur la ligne d'arrivée. Avant Ludo, j'aperçois Mickaël, qui finit le long (90km), puis à la nuit tombée le voici. Le temps de rentrer, une petite pizza et nous voilà au lit.

Le lendemain, les brûlures sont passées, mais les courbatures restent. Au final, ce trail était superbe, avec de très beaux paysages, un balisage impeccable, des bénévoles épatants (comme toujours, mais ce n'est pas une raison pour ne pas le dire), et un parcours exigeant mais faisable. Et bien sûr, merci à Céline et Thibaut pour leur accueil ce week-end.

Virgile
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Re: UT4M 2013

Post by LudoH on Fri Aug 30, 2013 7:33 am

merci Virgile pour le CR ca a l air facile quand on te lit ...
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LudoH
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Re: UT4M 2013

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