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6666 occitane 2012?

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Re: 6666 occitane 2012?

Post by LudoH on Tue Jun 05, 2012 1:56 pm

mental de fou ou mental d'acier, il ne m'a pas suffi cette fois ci, dommage Sad

enfin bon il faut se planter de temps en temps pour mieux rebondir
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by nicomago on Tue Jun 05, 2012 2:45 pm

Bon je ne ferai pas de CR (je n'ai même pas fait 50 km...). Mais je voulais juste dire que cette course est vraiment très sympa à faire... "en relais" bien sûr. J'ai fait seulement le premier tronçon et le terrain est effectivement très technique. De plus la nuit n'arrange rien.

En tout cas, merci à mes relayeurs pour cette belle ballade. Et bravo à tous ceux qui ont tenté l'aventure du solo (et félicitations à Sémi et Virgile pour avoir terminé brillamment) !
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by calimeuhro on Tue Jun 05, 2012 8:10 pm

jduf wrote:désolé pour toi Ludo :-(
Beau CR en tout cas, ça rend encore plus bourrinesque ce qu'a fait Sémi, ou ce que vous avez fait au Tor.
Pas grand chose à ajouter sur le fait de vivre avec nos petits handicaps, le mieux qu'on puisse faire (Pascal va me conspuer) c'est d'apprendre à les contourner et continuer à les ignorer un peu parfois pour les grandes occasions...
t'es pas un surhomme mais t'es quand même un sacré bourrin ;-)
J'dis plus rien ... de toutes facons j ai plus temps Sad vdm
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by LudoH on Tue Jun 05, 2012 8:41 pm

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Re: 6666 occitane 2012?

Post by Nicodeyme on Tue Jun 05, 2012 9:01 pm

Et qq photos payantes : http://www.a360degres.com

Celine: cherchez avec son nom de famille
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by Virgile on Tue Jun 05, 2012 9:27 pm

Chose promise, chose due, voici un petit cr du GRO...

Prologue
Il fait très chaud au bord du lac de Salagou avant de prendre le départ de ce grand occitan, dont le profil signale 149,5 km au lieu des 148 mis en avant sur la page web. Nous sommes tous rassemblés à l'ombre d'un petit préau pour écouter le briefing d'avant-course avant de partir dans le cagnard. Premier couac: j'ai perdu le couvercle des piles de mon GPS. Il est dans ma poche en espérant que ça tiendra quand même, mais je sens que le suivi de course sera assez artisanal. Enfin bon, il peut arriver des trucs pire...

Salagou-Vaillant: parcours offert par le syndicat d'initiative de l'Hérault
Nous partons, Nico, Ludo et moi, comme d'habitude en fond de peloton. Je remonte lentement la file, suivi par les deux autres de pas trop loin. Antoine nous avait dit que le parcours était très beau, et il a raison: le lac que nous longeons est d'un bleu parfait au milieu de ses rives vertes et rouges. Après avoir traversé Liausson, nous prenons un petit chemin, et je ne cherche plus à me retourner pour voir si Ludo et Nico suivent: ce serait trop compliqué au milieu du peloton. En tout cas, le sentier au milieu des chênes vert est bien ombragé et agréable.

Bientôt, c'est le col de Porte, suivi d'une redescente abrupte, négociée pas trop à fond mais sans économie inutile. Comme le chemin est toujours étroit, je décide que je ferai un point téléphonique au pic de Vissou avec Ludo pour voir si je les attends. En attendant, nous traversons le cirque de Mourèze et ses magnifiques rochers ruiniformes. En prenant une photo, j'ai la surprise de voir mon appareil afficher "mémoire interne pleine". Après une courte réflexion, je me rends compte que j'ai oublié de changer la carte SD de mon reflex à mon petit compact de course. C'est rageant, mais autant profiter de la vue dans l'instant, vous n'avez qu'à aller voir par vous-même après tout.

À la sortie du cirque, ravitaillement en eau. J'en repars avec la première féminine, après avoir écouté avec elle les explications d'Antoine sur la suite des opérations (ça descend un peu, on tourne à droite, et c'est pas compliqué, c'est tout droit jusqu'à Vissou). Nous n'allons par la suite pas cesser de nous doubler et redoubler jusqu'à Ollargue: j'avance plus vite quand la pente est forte, mais elle maintient un bon rythme sur les faux-plats où je passe en marche rapide.

À Vissou, je prends le temps d'un bon ravitaillement, et je note que sur le tableau de pointage je suis 28ème. Sur 73 partants, c'est pas trop mal. Par contre, impossible d'appeler Ludo: l'écran tactile de mon portable ne réagit pas à mes doigts trempés de sueur. Je commence la descente assez vite, et manque de me tromper de chemin mais suis sauvé par un autre coureur. Il faut dire que que question balisage, il n'y a rien de trop. Enfin c'est raccord avec la technicité du chemin, bien caillouteux et pas précisément facile. Tout en bas de la descente, mes doigts ont sêché, et je peux appeler: Ludo et Nico sont dans la montée au Vissou, et me suggèrent de partir devant, avec la recommandation de ne pas s'exploser.

Dans les collines avant Vaillan, nous assistons à un très beau coucher de soleil. Un peu plus loin, nouvel remise dans le droit chemin de la part du coureur derrière moi: un petit sentier coupe un virage de la piste que nous suivions. Nous en profitons pour mettre la frontale, ce qui devrait éviter de nouvelles mésaventures. J'arrive sans histoire à Vaillan, accueilli par Nico et Semi à qui il reste deux heures avant leur départ pour la 6666 et le relais à 3.

Vaillan-Lamalou: perdu dans la nuit
Cette étape, qui se déroule de nuit pour tout le monde, est assez délicate au niveau orientation: les forêts de chênes verts, où les chemins sont à peine plus large que les trouées naturelles entre les arbres, demandent une attention constante pour ne pas perdre les balises relativement distantes les unes des autres. Je vais d'ailleurs les perdre deux fois dans la montée vers le Puech de Locan. Pour le reste, j'avance toujours bien, même si les genoux tirent un peu dans les descentes.

Arrivé dans un village, qui pourrait être Faugère, le ravitaillement suivant, j'hésite devant une barrière metallique: à gauche ou à droite? Finalement, je vois une balise à droite, en montant. Guidé par des bénévoles, dont le baliseur du secteur qui s'excuse d'un léger cafouillage du balisage dans le coin, je me retrouve en haut sans avoir vu de ravitaillement: j'ai dû me gourrer, c'était plus loin. Rétrospectivement, j'aurais dû demander, car après une colline avec des moulins à vent, et la traversée d'un hameau appelé Soumartre, ça commence à faire long les 18 km (si les piles de mon GPS étaient restées dans leur logement, ça aurait pu aider aussi). Quand je suis accueilli par les bénévoles du Pic de Tantajo (BIENVENUE AU PIC DE TANTAJO), dont je me rappelais qu'il était plus loin que Faugères, le doute n'est plus permis, mais il est un peu tard pour faire demi-tour. Je vais me faire 42km sans ravitaillement solide, et 30 sans ravitaillement en eau, puisqu'au bas de la descente il y en a un après la traversée d'un tunnel. Je prends le temps de refaire le plein (et il commençait à être temps), puis une bonne pause bouffe en haut de la montée suivante. Ça vaut pas un ravito, mais c'est largement suffisant pour tenir jusqu'à Lamalou. La descente du Pic de la Coquillade est bien paumatoire, mais j'arrive à Lamalou sans trop de casse, même si ça commence à tirer vraiment.

Avant d'arriver enfin au ravito, j'apprends que pour éviter la traversée d'un rond-point, il faut descendre dans le lit du torrent, en désescaladant les rochers de la berges, puis remonter de l'autre côté dans des conditions du même tonneau. En plus, le balisage est assez lâche une fois revenu sur la chaussée, et le ravito est tout au bout du village. Mais là, je peux pas me permettre de l'avoir raté, j'ai besoin de me poser 10 minutes et de prendre autre chose que mes vivres de courses. Fort heureusement, il est fidèle au poste, et j'ai la surprise d'y trouver Nico, qui a abandonné à Faugères (50km quand même, ça rigole pas), et va attendre l'aurte Nico, qui sera relayé par Marine ici même. En attendant, une bonne soupe vient à point nommé. Je confie en outre à Nico mon appareil photo et mon GPS, qui clairement ne me serviront plus à rien vu les circonstances.

Me voici donc à mi-parcours en distance, mais avec les plus grosses difficultés encore à venir. Physiquement, mes muscles commencent à se raidir, mais ça passe encore largement, sans le moindre début de crampe. J'ai un peu plus peur pour les genoux, et surtout, j'ai besoin d'uriner très régulièrement, assez peu à chaque fois. C'est plutôt pénible, et j'espère surtout que ça n'est pas un signe avant-coureur de problèmes plus importants, mais même si ça me suivra jusqu'au bout, il n'y aura pas de conséquence autre.

Lamalou-Colombière: les choses sérieuses commencent
Côté horaire, je suis plutôt bien, et je vais pouvoir aborder la première grosse montée de nuit, donc par temps frais. C'est le paysage désormais habituel de forêt, avec une légère variante sur la fin: il y a plein de stèles dédiées aux "écrivains combattants". Ensuite, c'est Madale, puis la redescente sur Colombière, toujours dans les mêmes conditions où il faut bien faire gaffe à ne pas perdre son chemin.

J'arrive à Colombière à peu près en même temps que les deux Nico, qui me disent que Ludo et Semi, qu'ils ont encouragé un peu plus tôt à Lamalou, semblent bien parti. C'est là que se trouve le sac de mi-course (pour la 6666. Pour nous, c'est plutôt 60%, il reste dans les 60km). Je refais le plein de bouffe, décide que c'est pas la peine de prendre les affaires de rechange, et après un bon arrêt ravito, c'est reparti, après avoir convenu que j'appelerai Nico avant d'arriver à Roquebrun pour qu'ils viennent m'accueillir.

Colombières-Mons: La montagne
L'ambiance change beaucoup dans cette partie: déjà, le jour pointe, et je peux ranger la frontale très vite après Colombière. Surtout, les gorges de Colombières et le Caroux donnent une ambiance beaucoup plus aérienne, montagneuse.

Avec le jour vient la chaleur. Il y a beaucoup d'arbre, mais ça ne suffit pas toujours, et les cours d'eau sont les bienvenus pour tremper sa casquette et s'asperger d'eau. En longeant l'un d'eux devant une ferme, nous pouvons voir un paon faire sa plus belle roue sur notre passage, après l'avoir entendu un certain temps. Un peu plus loin, un baigneur me rappelle fort opportunément que je suis en train d'oublier mes lunettes après m'être raffraîchi le visage.

Nous finissons par arriver sur le plateau. Avec un autre coureur, nous essayons en vain d'aider la coureuse mentionnée ci-dessus à déchier son buff pour en faire une saharienne, ce qu'elle parviendra manifestement à faire un peu plus tard. Ça monte moins, mais en revanche nous sommes à découvert, et le soleil commence à taper vraiment, donc il fait vraiment chaud.

Une fois arrivés au Caroux, nous descendons assez vite sur un chemin bien caillouteux. C'est pas très tendre pour les genoux ni les pieds, mais j'arrive à m'en sortir, et même à trottiner quand le terrain s'y prête à peu près.

À l'arrivée sur Mons, c'est un autre problème qui se pose: le bitume est très traumatisant pour les articulations, et avec la réverbération du soleil, pas très sympa pour des pieds déjà échauffé. Par contre, le ravitaillement dans une petite maison ombragée fait du bien.

Mons-Olargues: et ça continue
Le profil de cette étape est assez similaire à la précédente: pentes raides, ambiance un peu montagneuse, grosse chaleur, et quelques points d'eau pour se rafraîchir, y compris un ravitaillement liquide juste au pied du Montahut, l'avant-dernière grosse difficulté du parcours. Une fois haut, c'est une descente vertigineuse et très casse-patte qui nous attend, avant d'arriver dans la vallée pour une gentille surprise: le ravitaillement se situe derrière une grosse bosse, car on passe par le haut du village, certes très joli, au lieu de suivre le méandre de la rivière.

Olargues-Vieussan: Quelle infernale saloperie
Il ne reste plus que deux tronçons, mais ce qui nous attend au milieu de celui-ci, le pic de Naudech, est réputé très cassant, même si le final est moins long que les montées précédentes. En attendant, c'est plutôt du faux-plat, montant ou descendant. J'arrive encore à me motiver à trottiner dans le second cas, et à maintenir une marche soutenue dans le premier, mais ça devient plutôt dur, surtout sur une grande piste un peu déprimante.

Enfin bon, j'arrive à pied d'œuvre en même temps qu'un coureur. La réputation n'est pas usurpée: la pente est très raide, et quand on sait qu'il y en a pour 400 mètres de dénivellé, on se dit que ça va être long. Vers le milieu, je laisse partir mon confrère pour m'offrir une pause bouffe, avant de le doubler un peu plus loin alors qu'il fait la même chose. Je finis par en voir la fin, et après un petit repos au point de ravitaillement liquide, j'aborde une descente sans histoire vers Vieussan.

Le village est niché au creux de la vallée, et on ne l'aperçoit vraiment qu'au dernier moment ce qui n'est pas très bon pour le moral en cette fin de course: on a l'impression presque jusqu'au bout qu'on est toujours au milieu de nulle part. Mais bon, à une traversée de route, des bénévoles signalent qu'il restent 500m, et une traversée de pont folklorique plus tard, voici la mairie de Vieussan qui sert de ravitaillement.

J'y prend mon temps, regarde mon portable: il est 18h30, je devrais pouvoir atteindre mon objectif le plus ambitieux de rentrer avant la seconde nuit, de justesse. Par contre, il n'a presque plus de batterie, donc je ne pourrais probablement pas appeler Nico du haut de la dernière montée pour dire que j'arrive. En attendant, il reste un dernier tronçon, certes plus facile que les précédents, mais à ne pas négliger quand même.

Vieussan-Roquebrun: C'est quand que ça descend
Ça commence par une bonne montée, qui passe plutôt bien, puis le chemin commence à zig-zaguer vers la crête, avant de finir à la Tour du Pin, où attend une première redescente assez rapide, avant la dernière montée vers deux petites collines au-dessus de Roquebrun.

Après ça, sur le profil, ça descend tranquillement sur Roquebrun. Sauf que le chemin a décidé de ne pas se presser. Je profite d'être seul pour le maudire extérieurement, mais rien à faire, c'est un bon petit chemin de flanc qui multiplie les petites montées et descentes, jusqu'à ce qu'on débouche du bon côté de la pente: on voir Roquebrun, ça y est presque. Plus qu'à courir le long de ces interminables lacets, mais au moins l'objectif est en vue.

Et puis tout d'un coup, ça y est: une rue, des maisons, des bénévoles qui font le passage pour traverser la grande route et nous aiguiller vers le dernier virage. Je me fais doubler à ce moment, mais c'est un coureur de la 6666, c'est normal qu'il soit plus frais. Et c'est la dernière ligne droite, avec les Nicos, Céline et Thibault qui attendent pour m'encourager avec d'autres spectateurs que le speaker engage à applaudir, et enfin la ligne d'arrivée, la photo, la polaire du finisher.

Épilogue
Nico m'annonce que malheureusement Ludo a abandonné à Olargues, pour les problèmes de dos qui lui pourrissent la vie depuis un moment, et qu'il se repose avec Marine à l'écart. Nous croisons Olivier, qui a été le premier à abandonner sur une entorse de la cheville, et espère être rétabli pour les reconnaissance de la Montagn'hard d'ici quinze jours. Tous les deux me félicitent pour... une 6ème place (et 5ème homme, puisque ma collègue féminine qui m'avait lâché à Olargue est arrivée 10 minutes avant). Alors que j'étais 28 à Vissou et que depuis j'ai plutôt échangé ma place avec les 4-5 mêmes personnes: il y a beaucoup de casse devant. Comme dira le 4ème de la 6666 le lendemain sur le podium, il suffisait de les laisser s'expliquer entre eux et de continuer son bonhomme de chemin.

Remerciements
Comme d'habitude, un grand merci aux organisateurs pour cette course superbe, aux bénévoles pour leur gentillesse et leur bonne humeur à toutes heures du jour et de la nuit, à l'équipe pluksan-maître, présente sur la quasi-totalité des courses du we (sauf le relais à deux), et dont l'organisation sans faille a su triompher de tous les problèmes, et à tous les coureurs croisés sur le parcours, le temps d'un ou deux mots pour se remonter mutuellement le moral.

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Re: 6666 occitane 2012?

Post by LudoH on Wed Jun 06, 2012 7:04 am

Merci Virgile pour ce chouette CR! Ca l'air facile quand on te lit ...
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by Virgile on Wed Jun 06, 2012 7:49 am

Ben je dois admettre qu'à part mes petits problèmes de vessie (assez pénibles, mais finalement sans grande conséquence), ça s'est plutôt bien passé physiquement. Mais bon, j'irais pas jusqu'à dire que c'était facile Wink

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Re: 6666 occitane 2012?

Post by S on Wed Jun 06, 2012 10:23 am

Sauf que le chemin a décidé de ne pas se presser, interminables lacets > c'est fou comme ils se multiplient au fur et à mesure qu'on se rapproche de la fin !
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by LudoH on Wed Jun 06, 2012 11:44 am

et une petite video pour ceux qui ont le temps ...

https://www.youtube.com/watch?v=425thkxoyKo&feature=player_embedded
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by nicomago on Wed Jun 06, 2012 11:51 am

Deux mecs bien connus sur le forum à 1'31...
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by nicomago on Wed Jun 06, 2012 12:06 pm

Une autre partie intéressante à 16'16...
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by S on Wed Jun 06, 2012 12:41 pm

Comme quoi pas besoin de veste étanche !
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by Nicodeyme on Wed Jun 06, 2012 12:50 pm

Tu sais S, quand on te dit "Mets ta veste, hé, tanche" ce n'est peut être pas ce que tu as compris... Wink
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by S on Wed Jun 06, 2012 1:18 pm

z'en avez pas fini avec votre humour démago !? --->[]

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Re: 6666 occitane 2012?

Post by Nicodeyme on Wed Jun 06, 2012 6:36 pm

Je me suis Ludotisé ce midi : je me suis fait une petite entorse en courant au Mont Royal. Mais ce n'est pas grave : la course était super plaisante ! J'ai une de ces patates ! Smile
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by LudoH on Wed Jun 06, 2012 7:03 pm

aie mef a l entorse: laisser reposer et apres muscler la cheville en faisant des exercices (en equilibre sur un pied ou sur la pointe du pied, en fermant les yeux etc....)

L'entorse lors du footing juste apres une grosse sortie c'est deja copyrighté il faut trouver autre chose mon bon monsieur

remets toi bien !!!
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by Nicodeyme on Wed Jun 06, 2012 7:06 pm

OK, merci pour les conseils... C'est benêt quand même, un petit tour de 50km et je ne fais rien, alors qu'un tout petit tour de 10km je me fais une entorse. Wink
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by LudoH on Wed Jun 06, 2012 7:13 pm

ca me rappelle une entorse carabinee 2 jours apres la megat'OFF!!!

si t as besoin de conseils d exercice pour la cheville fais signe.

Sinon un tres bon exercice (qu on trouve pas dans les bouquins Wink ) est de marcher ou courir A CONDITION DE NE JAMAIS RETORDRE LA CHEVILLE sinon tu reperds tout le benef
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by Nicodeyme on Wed Jun 06, 2012 7:16 pm

Cool ! Smile C'est exactement ce que je comptais faire. Smile Smile Smile

Aucune contre-indication pour l'escalade ? Tant que je ne tords pas... mais de toute facon, les pieds ca ne sert à rien pour grimper (c'est Rahan qui m'a appris ça).
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by LudoH on Wed Jun 06, 2012 7:23 pm

rhaa l'escalade moi j'evite parce que:
- c facile de se tordre la cheville en tombant, ou alors il faut faire du gros devert pour pas avoir a toucher la paroi avec les pieds si tu tombes
- en plus en escalade tu as souvent a mettre le pied un peu tordu ou a forcer sur la cheville de facon un peu violente et ca c est pas bon

si tu tiens a grimper mets une chevillere ou bandes la cheville mais moi j eviterai

aucune contre indication pour le velo (tant que tu ne tombes pas)
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by Nicodeyme on Wed Jun 06, 2012 7:38 pm

je vais mettre des petites roulettes sur mon vélo pour ne pas tomber, alors... Smile
C'est marrant, plus je refroidis et plus c'est douloureux...
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by MarBre on Wed Jun 06, 2012 9:39 pm

Je me permets de mettre mon tout premier CR. Bien que j'ai parcouru la plus petite distance, je vais probablement battre le record de longueur de post Wink

-------------------------------------------
Voila, à mon tour d’écrire mon CR. C'est vrai que par rapport aux autres, je n'ai participé “qu'à” un relais. Je ne veux bien sur pas rivaliser avec Ludo ou Virgile Wink Cependant, quand je me suis réveillée – ou plutôt quand NicoM m'a réveillée, je me suis dit qu'il fallait que je l’écrive quelque part, pour me souvenir de ces sentiments qui m'ont habités ce jour-là , les pensées qui m'ont traversées... C'est donc un CR avec quelques “flashback” que je vais proposer.

4h30 – tididit – tididit GRMBL quoi que qui ha mince, j'ai raccroché au lieu de décrocher: c'est NicoM, le premier relais. Nous avions convenu qu'il m’appellerait une fois qu'il avait passé un certain lieu. Avec Ludo j'avais plutôt tablé sur 4h45 donc j'avais réglé mon réveil à 4h45 pour un départ du camping de Roquebrun à 5h30. Je rappelle alors NicoM – des fois qu'il croit que je me sois rendormie. “Salut Nico!” “Salut Marine, ça y est j'ai passé le tunnel!” “Bon, ben courage et à toute à l'heure!”
Une fois raccroché, je me suis sentie toute bizarre. Qu'est-ce que je fais là ? Qu'est-ce qui m'est passe par la tête? A 4h35 en train de me préparer pour une rando un peu particulière? Et là, tout doucement, mécaniquement, méticuleusement j'ai commencé à me préparer – presque comme ces coureurs qui se préparaient la veille au soir pour la 6666 en solo avec leurs petites habitudes et leurs rituels – une bande elasto en préventif sur ma satanée verrue plantaire (3 ans qu'elle est là), une bonne couche de NOK (j'avais déjà fait quelques tartinage les jours précédents), mes chaussettes toutes belles, toutes neuves – et ma super tenue avec laquelle je cours plus vite Razz
Je vais aussi inaugurer mes nouvelles semelles orthopédiques. Normalement j'ai tout mis de mon coté pour ne pas avoir mal au dos/aux pieds... et au genou gauche. Souvenir souvenir, une certaine tendinite du TFL qui m'avait empêché de prendre le départ du 20km du trail des citadelles.
Bon deuxième étape, le petit dej'. Pff dur dur de manger à cette heure-là, heureusement mon repas est tout simple: du thé à la menthe et... le merveilleux pain d’épices de Céline dont j'ai réussi à garder un quignon. D’après Céline, c'est parfait pour la course, car c'est facile à digérer – chouette alors, moi qui suit sujette aux problèmes gastriques dès que l'effort sportif s'intensifie Wink
Je sais c'est pas très glamour. Mais bon c'est pas facile de se motiver toute seule pour se lever, alors que tous les autres sont déjà partis la veille – eux au moins n'auront pas eu de réveil difficile Wink puisqu'ils n'auront pas eu de réveil du tout ^^ Bon je me plains, mais en fait, rapidement c'est l'excitation qui a pris le dessus, le sentiment de participer à quelque chose de génial, de grand (ben on va quand même faire 120km à trois), de faire partie d'un groupe – le fait que l'on compte sur moi (ben faut bien que je le fasse ce relais Smile ). Ça ajoute une dimension très agréable, difficile à décrire. Bien sur, j'ai prévenu depuis longtemps que mon tronçon (30km et 2000mD+), je vais le faire à mon rythme, pépère, “rando” pour en profiter un maximum sans me détruire Smile
Bref je finis de me préparer, ranger toutes les petites affaires. Petit stress: est-ce que la barrière du camping est ouverte? Ouf, oui, ça aurait été bête d’être “enfermée” dans le camping Razz
Je prends donc la route, direction Lamalou-les-bains Wink sympa le nom du bled. La route “touristique”, je ne vais pas pouvoir l’apprécier complètement – seulement apprécier quelques jolies courbes de la rivière ou l'on s'est promis de faire du canoë le lendemain avec Céline, Thibault et NicoM. D'ailleurs il faut absolument que je revienne en forme de cette rando améliorée pour pouvoir barboter dimanche. Deuxième raison donc de s’économiser.
C'est curieux de se retrouver à 5h du mat', sur la route, pour aller prendre le relais d'un autre marteau qui lui n'a pas dormi de la nuit pour courir/marcher! J'ai pu apprécier le lever du soleil, timide, mais le ciel est clair, la journée s'annonce aussi chaude que prévu. D'ailleurs j'ai mis une polaire pour ne pas me refroidir mais je n'en aurai pas besoin pour marcher, aussi tôt soit-il.

Arrivée ou plutôt départ de Lamalou
Je me gare à l’entrée du village, enfile mes baskets, règle mes bâtons et mon sac à dos. Merci mon chéri de m'avoir aidé à tout préparer – les réserves énergétiques, et conseillé. Je me dirige d'un bon pas vers ... ben il me suffit de suivre les coureurs qui finisse leurs 70 ou 40 premiers km. Certains spectateurs – déjà réveillés - m'encouragent déjà “pour la suite”. Et là, oh surprise, un NicoD m'accueille, tout bleu (ben oui son tee-shirt était bleu Wink) Il m'annonce qu'il a du arrêté la course au bout de 50km, manque d'entrainement et problème gastrique principalement. Dommage, lui qui est revenu de Montréal exprès! Après je me dis chouette, il est quand même là pour nous soutenir, il va passer le reste de la journée avec l'autre Nico à nous attendre (youhou la classe!), à nous encourager... Et au final, j'ai l'impression que c'est plus pour ça que pour courir qu'on est tous là, pour se retrouver entre amis, partager des moments exceptionnels, chacun à notre rythme, pour se soutenir les uns les autres. C'est vrai, on est tous venus des 4 coins de la France pour se retrouver là, dans cette région que l'on ne connait pas encore, courir ou marcher sur de nouveaux sentiers, avec des amis mais aussi des inconnus avec qui ont aura plaisir à partager un instant, un sourire, un encouragement. NicoD a déjà vu Virgile, parti à 5h20 de Lamalou (quel bourrin ce Virgile), je finis mes préparatifs (tartinage de crème solaire) et on part à la rencontre des autres Ludo, NicoM, Semi qui ne devraient pas tarder. Ça y est, Ludo et NicoM arrivent! NicoM qui encourage Ludo tous les 50 cm. Il faut dire que lui termine ses 40km alors que Ludo en a encore 80 à parcourir. Quel plaisir de les voir arriver ensemble “go go go”. On se dirige tous ensemble au gymnase ou nos sportifs vont pouvoir se reposer qqes instants. A Ludo “ à tout à l'heure!”

6h40 Ça y est, je commence ma rando. NicoM m'accompagne quelques temps, me briefe et se charge d'envoyer un sms à Jérôme, notre troisième relayeur pour l'informer de mon départ. Je prévoies de mettre 8h00 au mieux pour ce parcours “court” mais dénivelant. Et là au détour d'un virage, un mur “Yepee”(cri guerrier de Ludo - les deux coureurs derrière moi prennent peur)! Bon en fait après c'est du sous-bois et plutôt bien balisé. C'est beau, il fait encore frais (tout est relatif), et j'avance d'un bon pas. Je ne vais pas beaucoup courir mais au moins je vais maintenir le rythme. C'est vraiment sympa – petit pensée pour ce coureur qui se vide sur le bord du chemin “y a des trucs qui ne passent plus”. D'autres qui commencent déjà à ralentir, à boiter, à appeler leur famille pour leur raconter leur coups de moins bien, qu'ils pensent à arrêter... ça fait un peu champ de bataille par moment. Bien sur il y a encore ceux qui ont la pêche – et j'ai la pêche! (ok ça ne fait que 2km que je marche Wink ) Une premier “bosse”, une rivière, une remontée des agrès en bois dans un parcours de VTT de descente, des ancolies, beaucoup d'ancolies, une remontée jusqu'au pied du clocher que j'apercevais au loin – clic clic clic. Et on monte on monte, ça passe vite. Je me fais doubler par des coureurs qui accélèrent l'allure avec la pente “ça descend jusqu’à Madale” et en effet, après les pierres tombales des écrivains combattants, ça descend gentiment puis ça désescalade jusqu'au ruisseau “Madale” avant de remonter jusqu'au hameau du même nom.
S'en suit un long tronçon sur piste – ou j'aurai pu courir un peu plus en y repensant – mais bon c'est déjà pas si mal, je tiens mon 5km/h. Je consulte les sms reçus: merci Jérôme pour les encouragements et les conseils! Une barre de céréale et j'aborde la dernière descente du tronçon (déjà!!) vers Colombieres avec arrivée sur un pont – clic clic clic.

9h40: 3 heures pour ces premiers 15km, je dirai presque “trop facile” Encore encore ! Bien soigneusement, je vais me ravitailler “chouette de la soupe de pâte”. Je m'assoie et les compères Nicos arrivent! Super, je prends tout mon temps et 15min plus tard, Ludo et Semi nous rejoignent.
Bon allez, re-crème solaire et c'est parti. NicoM se charge d'avertir Jérôme, qu'il soit prêt dans 4h environ (14h15). En sortant du ravito j'ai un petit doute, à droite? A gauche?... mais non tout droit: “Yepee”.( hé mince, j'ai encore fait peur à deux coureurs)
Super, ça attaque tout de suite. Et une ascension en sous-bois un peu plus technique, un peu aérienne, parfois à flanc de gorges, vues sur les gorges de Colombieres en contre-bas, elle est belle l'eau, toute bleue... “j'aurai du prendre mon maillot de bain” et ça continue, le fond des gorges se rapproche peu a peu et je discerne le refuge de la Fage – véritable petit coin de paradis! Au poste, je discute un peu avec le gars du pointage, qui me raconte l'histoire du refuge pendant que je me retartine de crème et que je grignote et bois un peu. Après, ça ne va plus rigoler: pas d'ombre pendant 7-8km au moment de la journée ou ça cogne le plus.
La montée toujours progressive, au milieu des genets, nous offre des points de vue grandioses. Je m'extasie à chaque pas, partageant ces instants avec quelques coureurs – clic clic clic. Arrivée au poste 28, je leur souhaite bon courage. Ils sont en plein cagnard et n'ont même pas de parasol.
Et là c'est parti pour 5km de plateau, quelques redescentes et traversées de lit de rivière. J'appelle NicoM et Jérôme pour leur dire qu'a priori je pense arriver vers 14h à Mons. J'ai toujours autant la pêche et pas de douleurs nulle part. C'est chouette! Et la ça dure... ça dure... mais je croyais que ça devait descendre. Des coureurs m'ont avertie que pour “The” descente, on ne pouvait pas courir. Je m’économise, je fais un détour par le point de vue – clic clic clic (voui moi je fais du tourisme !)...
certains paysages sont lunaires, j’entrevoie Mons en contre-bas... hum hum ça s'annonce bien sympa cette descente!
Et enfin “Attention descente dangereuse Utilisez votre frein moteur”. Çaaaa y est!!
Quelques graines, une barre de céréales, quelques étirements... et une tension inconnue à l’arrière du genoux se fait sentir, j’espère que cela ne va pas empirer. Et c'est reparti, je fais le début de la descente avec un coureur déjà rencontré auparavant. Il me raconte ses hallucinations sur le plateau, et je passe devant lui pour le guider. Il est crevé et a tendance à passer par des passages plus compliqués dans cette descente technique. Tiens un Semi! “Ludo est 2 min derrière”. Voila, je trainasse, je prends des photos et je me fais rattraper Wink Bon c'est cool de marcher quelques instant avec Ludo. Je le laisse malgré tout continuer, la douleur derrière le genou empire et chaque pas me fait mal, je m'appuie sur les bâtons autant que je le peux dans ce terrain merdique. Aucune marche n'est régulière, et ça n'en finit plus! Les gorges d'Heric se rapprochent malgré tout petit à petit. Des rires et des éclats de voix au loin. C'est long! Et ça m’énerve, j'ai la patate mais mon genou m’empêche de maintenir le rythme. Enfin, la descente finale, vers le pont des soupirs... il se sera fait désirer celui-là! 5Km en 2h!! Des photographes, des gens en maillot de bains... Ces derniers ne doivent pas bien se rendre compte de ces gens qui passent devant eux, courant ou clopinant, qui font un effort quasi-surhumain. Et là j'ai l'impression d'appartenir à un autre monde.
J'arrive à trottiner un poil sur le macadam – j'aime vraiment pas ça. Je me dis que Ludo et Semi doivent déjà être au ravito, que les Nicos sont fidèles au poste. J’espère qu'ils ont pu se reposer et rattraper cette nuit. J'arrive enfin dans la ligne droite finale... j'y suis presque. NicoM vient à ma rencontre! Ça y est!! Youhou!!
14h34: arrivée à Mons
Je crois que je ne serai pas allée plus loin mais j'ai le sourire jusqu'aux oreilles! Jérôme est déjà fin prêt, au taquet, sur-motivé. Il récupère mon dossard et part. Je n'ai pas pu l'accompagner sur les premiers mètres, trop mal au genou, mais mes pensées vont à lui, bon courage! En attendant, ... pas de Ludo? Bizarre! Il était devant moi, il arrive 5min plus tard... sans eau, en rogne, crevé, exténué, mais surtout vraiment énervé: il a fait 1 a-r de 1km en plus sur la route, il a manqué l'intersection. Il va tenter de dormir – en vain, de manger – en vain. Ça me fait peur et m’inquiète, il a déjà fait plus long, plus dur, mais une hantise pèse: le mal de dos. Il avait prévu de dormir un peu pour se ménager mais finalement décide de repartir en ayant à peine mangé. Courage Ludo, on croit en toi, tu peux y arriver, tu vas y arriver! Parfois j'en suis à me demander tout comme lui ce qu'il faut faire. J'aurai eu envie de lui dire: “arrête-toi! Pourquoi tiens-tu à continuer de te faire mal? C'est vrai quoi, n'importe qui ce serait déjà arrêté depuis longtemps”
Sauf que voila, ce n'est pas n'importe qui, et aucun d'entre nous ne l'est d'ailleurs. Si on est là, c'est justement parce qu'on recherche nos limites, que l'on cherche à les dépasser même, parce que l'on se rend compte que finalement c'est possible. On sait qu'avec un peu ou beaucoup d'entrainement, de la volonté, on peut passer au-delà de ces limites. Même moi, je me prends au jeu – et j'ai l'impression que je vais devenir addict. L'ambiance est tellement bonne, je suis euphorique. Les amis et les bénévoles sont toujours là pour s'assurer que ça va bien.
On retrouve Céline et Thibault à la terrasse d'un café, avec une barquette de cerise... On guide les coureurs qui se perdent car l'intersection est vraiment mal balisée. On élabore des stratégies pour suivre Ludo, Semi et Virgile aux différents ravito... Le temps passe...
Pour la fin de nos différents bourrins, autant consulter directement leur CR.

Je voudrais simplement remercier tout le groupe pluksan-maitre présent pour la bonne ambiance durant tout ce week-end, le soutien permanent, l’amitié... et Jérôme notre troisième relayeur sans qui on n'aurait pas eu notre bouteille de vin local Wink Et surtout je voudrais remercier Ludo, qui aura su m'entrainer tant bien que mal avant la course, et Virgile d'avoir partagé quelques “entrainements” en itinérant. Merci à tout ceux qui auront eu le courage de lire jusqu'au bout ce premier CR. Je reconnais qu'il est probablement maladroit par endroit mais faire le tri dans ses impressions, ça ne m'est pas encore possible. La prochaine fois, je ferais une BD pour faire plus court Wink Merci à l'organisation d'avoir choisi un si joli endroit pour cet événement! Bravo à nous tous !
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Re: 6666 occitane 2012?

Post by S on Thu Jun 07, 2012 9:36 am

Un effet positif de ma sortie : ça doit faire 2 ou 3 ans que j'ai du mal à m'endormir/dormir... Bizarrement je dors bien depuis dimanche ! Vivement la prochaine bounce bounce bounce
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Re: 6666 occitane 2012?

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